Sommet de Copenhague sur le climat : issue incertaine – perspectives positives pour les technologies des énergies renouvelables

Sommet de Copenhague sur le climat : issue incertaine – perspectives positives pour les technologies des énergies renouvelablesLa 15e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague. La signature d’une déclaration d’intention n’aura pas les mêmes répercussions sur la politique climatique et les marchés boursiers internationaux que la ratification d’un accord concret. Mais une chose est sûre: le processus de changement amorcé sur le marché de l’énergie ne s’arrêtera pas, même si le rendez-vous de Copenhague ne se révèle pas à la hauteur des attentes. Le secteur des énergies renouvelables en profite et demeure attrayant dans une perspective à long terme.

Un nouvel accord faisant suite au protocole de Kyoto signé en 1997 doit être ratifié à Copenhague. Les pays industrialisés et les nations émergentes – avec le soutien financier du monde occidental – doivent s’engager à atteindre des objectifs de réduction à moyen terme (2020) en plus des objectifs à long terme (2050). L’issue des négociations est incertaine et l’on ne ressent aucune euphorie. Cependant, tous les pays du monde subissent de plus en plus de pressions pour agir, car la raréfaction des ressources pétrolières et gazières exige un changement du système énergétique allant dans le même sens que la réponse à fournir à la question du changement climatique.

Copenhague : deux scénarios pour la politique climatique et les investisseurs

Suivant l’issue du sommet de Copenhague, deux scénarios sont imaginables pour la Banque Sarasin & Cie SA :

Selon le scénario pessimiste, les parties ne parviendront à s’accorder que sur des déclarations d’intention concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050 et ne se fixeront pas d’objectifs à moyen terme pour 2020. Les gros émetteurs de GES comme les Etats-Unis et la Chine poursuivront certes leurs efforts, mais ne les intensifieront pas. Cela signifie que le statu quo se maintiendrait du point de vue de la politique climatique. Les Etats-Unis et les pays émergents continueraient donc à faire moins bien que les autres pays. À plus long terme, il faudrait malgré tout envisager l’abandon des sources d’énergie émettrices de CO2. A court terme, ce scénario engendrerait de fortes réactions sur les marchés boursiers.

Le scénario optimiste se fonde sur l’hypothèse que les parties – Etats-Unis compris – s’engageront à respecter des objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2 pour 2020 et trouveront une solution pour financer les mesures à engager dans les pays émergents. Du fait de l’issue incertaine des négociations, ce scénario pourrait déclencher une sorte de „rallye de Copenhague“. Les programmes d’encouragement internationaux stimuleront sensiblement la demande de solutions à base d’énergies renouvelables. En conséquence, les titres de ce secteur devraient s’apprécier, alors que les branches gourmandes en énergie comme les producteurs de courant avec une forte proportion de centrales électriques à charbon pourraient se retrouver sous pression.

Processus d’ajustement au niveau national

Les programmes nationaux d’encouragement adoptés par de nombreux pays ont déj0 contribué à dynamiser le secteur des énergies renouvelables et des technologies d’économie d’énergie. L’industrie solaire a par exemple pris une importance mondiale grâce à l’augmentation de la demande induite par les contributions de soutien étatiques, et la Banque Sarasin estime que ce marché continuera de se développer rapidement. Un accord international sur les objectifs climatiques pourrait accélérer cette évolution et pousser à la hausse les titres d’entreprises durables tournées vers l’avenir. A l’inverse, les firmes qui continuent d’utiliser majoritairement des énergies polluantes – comme le charbon – se retrouveraient du côté des perdants.

La durabilité est payante même si aucun accord n’est conclu

Si le sommet climatique de décembre ne débouche pas sur un accord international juridiquement contraignant, les efforts destinés à réduire les émissions de GES resteront du ressort de chaque pays. Dans l’immédiat, les répercussions de cette absence de décision sur les marchés boursiers internationaux seront vraisemblablement limitées. À plus long terme, il vaut pourtant la peine d’investir dans des entreprises gérées selon des critères durables, car les efforts ne doivent pas se relâcher faute d’accords internationaux. Les fournisseurs et développeurs de technologies à base d’énergies renouvelables ou destinées à améliorer l’efficience énergétique sont les premiers concernés. L’Europe restera l’un des meilleurs élèves en ce qui concerne la réalisation d’objectifs de protection du climat. En revanche, des risques planent sur la branche des fournisseurs d’électricité, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Il est donc recommandé de s’intéresser aux entreprises qui se distinguent déjà par de faibles niveaux d’émissions de CO2, par exemple celles qui utilisent intensivement la force hydraulique. Le producteur d’électricité autrichien Verbund répond aux critères de durabilité sévères de la Banque Sarasin. Les sociétés productrices de gaz naturel profitent aussi du thème de la durabilité, car cette ressource est l’énergie fossile qui produit le moins d’émissions de CO2 et convient donc comme solution de transition jusqu’au tournant vers une énergie exempte de gaz carbonique. Parmi les divers producteurs de gaz européens et américains susceptibles de profiter d’une augmentation de la demande, BG Group, Statoil, Southwestern Energy et Encana remplissent les critères définis par Sarasin pour des investissements durables.

Que signifie la durabilité pour Sarasin?

Pour la Banque Sarasin, une gestion d’entreprise durable consiste à produire des biens et des services jouissant d’une large acceptation sociale avec des méthodes de production non conflictuelles, en veillant à utiliser les ressources de façon rationnelle.

La brochure sur le thème d’investissement „L’après-Copenhague : vent arrière ou vent contraire pour le climat ?“ peut être téléchargée (en anglais et en allemand) sur le site www.sarasin.ch à partir du communiqué à ce sujet.

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